développement construit sur le régime totalitaire stalinien
1 Je vérifie si mon cours est correctement pris (soit sur l'ENT du collège en pièce jointe après chaque cours; soit sur cette page). 2) Je teste mes connaissances par des exercices ou jeux
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À partir du 23 février 1917 (dans le calendrier russe, mais le 8 mars dans le calendrier occidental), les grèves prennent de l'ampleur. L'armée passe dans le camp des insurgés. Le
Repenserl’action politique et le domaine public. The Human Condition (1958) et les essais rassemblés dans Between Past and Future (1961) sont les résultats de ce projet et marquent l’émergence d’Arendt comme un penseur politique d’un niveau et d’une profondeur vraiment stupéfiants.
Rédactiond'un développement construit en HISTOIRE ou en GEOGRAPHIE pour le 2e DNB blanc de mai 2017 Exercice 2 : Maîtriser les différents langages (en Histoire ou en Géographie). Donnez deux caractéristiques du régime stalinien prouvant qu’il s’agit d’un régime totalitaire. C’est le déclencheur de la Première guerre mondiale. Les économies sont
Mon Mec Est Sur Un Site De Rencontre. Sujet inédit maîtriser les différents langages • 20 points Le régime stalinien ▶ 1. Sous la forme d'un développement construit d'une vingtaine de lignes, précisez en quelle année Staline accéda au pouvoir, puis montrez à l'aide d'exemples que son régime était totalitaire. ▶ 2. a Dans le tableau ci-dessous, représentez les symboles du régime soviétique que vous connaissez. Couleur de l'étoile Couleur du drapeau Outils figurant sur le drapeau ………………………... …………………………. …………………………… …………………………... b Qu'incarnent les outils figurés sur le drapeau de l'URSS ? Les clés du sujet ▶ 1. Conforme-toi à l'énoncé du sujet pour introduire ton développement, donnes la date d'accès au pouvoir de Staline. Avant de rédiger ton développement, recense au brouillon les caractères d'un régime totalitaire. Classe-les et, pour chacun, associe un ou deux exemples une organisation, un événement, une règle, un nom propre… Tu peux le faire à l'aide d'un tableau à deux colonnes caractères ; exemples. Rédige ensuite ton introduction et ton développement, en consacrant un petit paragraphe pour chaque caractère. Enfin, formule une conclusion en une phrase. Ici, il s'agit de confirmer ce que tu dois montrer. Corrigé ▶ 1. À partir de 1924, Staline écarta du pouvoir ses principaux concurrents et s'imposa à la tête de l'URSS. Il mit en place un culte de la personnalité en sa faveur et se fit appeler le petit père des peuples ». Il put dès lors mettre en œuvre le programme des communistes. Astuce Un développement » propose des réponses illustrées par des exemples ; il est construit », parce qu'il expose les connaissances dans des paragraphes ordonnés de façon chronologique les faits les plus anciens avant les plus récents ou thématique politique, économie, société…. Dans le cadre de la dictature du prolétariat assurée par le parti unique le PCUS, il nationalisa les industries et collectivisa les terres. Ainsi placée sous la responsabilité de l'État, l'économie fut planifiée de façon impérative. Par la propagande et le contrôle des médias, il endoctrina la population et embrigada les plus jeunes en les enrôlant dans des mouvements de jeunesse les pionniers. Contre ses opposants, il fit régner la terreur par le biais d'une police politique le NKVD et l'instauration de camps de travail le Goulag. L'URSS sous Staline est ainsi devenue un État totalitaire. Info + Le rouge représente le sang des ouvriers lors de leurs soulèvements. Tous les partis et pays socialistes l'utilisent. ▶ 2. Les symboles du régime soviétique sont l'étoile rouge symbole du communisme et le drapeau rouge de l'URSS. Ces lettres signifient Union des Républiques socialistes soviétiques. Sur le drapeau figurent un marteau – symbole de la classe ouvrière ou des ouvriers – et une faucille – symbole de la paysannerie.
Leçon no 4 Les régimes totalitaires dans les années 30 » Introduction Dans les années 30 en URSS et en Allemagne des régimes politiques qualifiés de totalitaires se mettent en place. Ils présentent des similitudes, notamment dans leur manière d’encadrer la société qu’ils contrôlent. Mais ils sont aussi différents, notamment quant aux objectifs finaux qu’ils entendent atteindre. Problématique Qu’est ce qu’un régime totalitaire et en quoi les régimes communistes et nazis sont-ils à la fois semblables et différents ?S. v. p next page – Le régime comm A — De Lénine à Stall La mise en place du Guerre civile Novembre 1917 Décembre 1921 0 Réquisition des récoltes dans les campagnes Mai-juin 1918 1921 au Xe Congrès du PC A— De Lénine à Staline 1917-1924 Trace En novembre 1917, alors que Lénine et les bolcheviks ont pris le pouvoir en Russie, une guerre civile éclate qui les oppose notamment aux partisans de l’ancien communisme de guerre est mis en place entre 1918 et 1921 avec le contrôle par l’état de l’économie, une nationalisation des industries et une interdiction de l’entreprise privée, une réquisition des produits agricoles et Pinterdiction des partis politiques autres que e parti bolchevik, devenant parti communiste en 1919. La guerre civile se conclut par la victoire des communistes en 1921 mais le pays est ruiné, la guerre et la famine ont fait des millions de victimes. Lénine décide alors de mettre en place une nouvelle politique économique la NEP. L’État reste propriétaire de la terre et des moyens de production, il garde le contrôle des banques, des transports et du commerce extérieur mais Lénine autorise les petites entreprises privées en rétablissant la liberté du commerce intérieur. La fin des réquisitions pour les paysans et le remplacement des impôts orcés par un impôt unique en nature, fixé chaque année, les encouragent à écouler leurs surplus. Enfin les capitaux étrangers sont acceptés, Lénine a restauré partiellement l’économie de marché. B – Le grand tournant » Joseph lossif Vissarionovitch Djougachvili vers 1 943 20 individuelle arriérée à la grande agriculture collective avancée, au travail de la terre en commun, aux stations de machines et tracteurs, aux artels, aux kolkhozes basés sur la technique moderne, enfin aux sovkhozes géants pourvus de centaines de tracteurs et de moissonneuses-batteuses. La réalisation du parti ici, c’est que, dans ombre de régions, nous avons réussi ? détourner les masses paysannes fondamentales de l’ancienne voie capitaliste de développement vers la voie nouvelle, la voie socialiste de développement Staline, discours prononcé le 7 novembre 1929. Manuel Hatier 2012, p. 64. Trace Lénine meurt en 1924, deux ans après la création de l’URSS. Staline s’installe comme maitre absolu du pouvoir après avoir écarté Trotski. En 1929, il décide de mettre fin ? l’expérience de la NEP qui heurtait l’idéal communiste une minorité de paysans enrichis était réapparue, les koulaks, ainsi qu’une bourgeoisie de petits patrons ans les Villes, les nepmen. Il met en place la collectivisation les biens de production, terres , usines, qui étaient propriété privée deviennent propriété collective aux mains de l’État ou de coopératives. Les paysans sont obligés de mettre en commun leurs terres, leurs outils et leur bétail dans de grandes fermes collectives, les Kolkhozes rnir une partie de leur seront ms en service dans les délais prévus. Entreprise qui doit fournir du matériel, ne retarde pas l’envoi d’équipements pour les grands chantiers. » Affiche soviétique, 1931. La tâche essentielle du plan quinquennal ?tait de faire passer notre pays de sa technique arriérée à une technique nouvelle, moderne…. De transformer l’U. R. S. S de pays agricole et débile… en un pays industriel et puissant, de passer de la petite économie rurale morcelée sur la voie de la grande économie collectivisée, d’éliminer complètement les éléments capitalistes et de créer une base économique pour la construction d’une société socialiste… Quel était le maillon essentiel du plan quinquennal ? C’était l’industrie lourde. Car l’industrie lourde peut reconstruire et mettre sur pied et l’industrie dans son ensemble, et les ransports, et l’agriculture. C’est donc par elle qu’il fallait commencer. » J. Staline, Doctrine de l’U. R. S. S. , 1938 Les régions industrielles http//www. clg-montesquieu-evry. ac-versailles. fr Les résultats de la planification http//histoire-geographie. wifeo. com 4 20 de l’économie. En 1940, FIJRSS est devenue la 3ème puissance industrielle mondiale, de nouvelles régions se sont industrialisées Oural, Kouzbass. Mais l’Etat a sacrifié l’industrie des biens de consommation vêtements, alimentation qui ne fournit pas assez de produits à la population qui souffre de nombreuses pénuries. Par illeurs, l’agriculture est désorganisée par la collectivisation forcée, les kolkhozes sont mal équipés, les récoltes deviennent insuffisantes et certaines parties de l’URSS comme l’Ukraine connaissent la grande famine » de 1 933 qui fait 6 millions de morts. C — Terreur et propagande La dékoulakisation Chaque nuit, tout le monde abattait, et l’on abattait tout bœufs, moutons,porcs, même les vaches. Celliers et hangars regorgeaient de viande. Il courait des bruits sinistres Faut abattre, c’est plus à nous l » Abattez vite on va tout confisquer! » Et l’on abattait. On s’empffrait. Au dîner, dans les sbas, les tables ployaient sous le rôti et le bouilli, les mentons dégoulinaient de graisse Razmiotinov débarqua avec son groupe chez Damaskov au moment du déjeuner. Toute la famille était attablée. Citoyen, on t’expulse de chez toi, avec confiscation de tes biens et de ton cheptel. » Damaskov jeta sa cuillère et se leva » -Pourquoi on me fait ça ? – On t’anéantit comme classe. J’ai bien livré ma part de la récolte. – Ca n’a rien à voir. – Pourquoi alors qu’on me chasse de chez moi et qu’on me confisque ? Ces oi ! C’est du koulak en tant que classe Mikhail Cholokhov, Terres défrichées, Gallimard, 932. Ielivrescolaire. fr La police politique Strictement confidentiel » Du 17 décembre 1 929 au 14 février 1 930, le Guepeou a recensé 38 émeutes avec 251 70 participants. immense majorité de ces émeutes a eu pour cause les opérations de collectivisation. Les mesures les plus énergiques ont été prises pour réprimer ces Insurrections. Six soulèvements dans le district d’Ostrog ont dû être liquidés par la force des armes. Les kolkhozes organisés dans les villages et les bourgs Insurgés ont pu être maintenus malgré les soulèvements et aujourd’hui, le travail de collectivisation des utils agricoles, du cheptel, des semences, etc. continue. Actuellement, nous préparons la déportation de 8000 familles. Tous les déportés seront envoyés dans la région du Nord. » Rapport dun responsable communiste de la région de Voronej ? S. Ordjonikidé, proche collaborateur de Staline 20 février 1930. Les camps du goulag Quelques camps sous Staline Anne Applebaum, Goulag Une histoire, 2005. Entre 1931 et 1933, 3000 ulaks, tuaient en masse ceux qui étaient déportés dans ce camp du goula& situé à près de 10 000 kilomètres de Moscou. Entre 1937 et 1953, près de 3 millions de personnes – es Soviétiques, surtout, mais aussi des prisonniers de guerre allemands – y sont mortes à la tâche. La Kolyma n’était pas un camp », à proprement parler, mais une multitude d’établissements disséminés dans la taïga, où détenus politiques et de droit commun travaillaient ensemble dans d’innombrables mines d’or. Selon Robert Conquest, historien britannique, le taux de mortalité des condamnés atteignait 30 % la première année et s’approchait de 100 la deuxième. A la mort de Staline, en 1953, il est enfin libéré http//www. lexpress. fr, 30 juin 2012. es purges staliniennes Sergueï Mironovitch Kostrikov dit Kirov, évolutionnaire bolchevik et homme politique soviétique. Son assassinat marque le début des Grandes Purges de la période stalinienne en URSS On se représente mal en Europe et en Amérique la besogne d’extermination accomplie par Staline à l’intérieur de l’URSS depuis quelque trois ans et en particulier l’année dernière. On a eu connaissance de procès interminables, sanctionnés par l’exécution de personnalités de premier plan. On s’est plus qu’étonnés d’apprendre que les principaux chefs militaires ont été passés par les armes pour des motifs incroyables. Rien que pour l’armée, on s’accorde en URSS ? dmettre plus de trente mille dis aritions en majorité suivies d’exécutions Trace Avec Staline, un régime de terreur est mis en place. Les paysans opposés à la collectivisation, surtout les koulaks paysans aisés, sont fusillés ou déportés dans les camps du goulag administration des camps de travail forcé dans lesquels les prisonniers travaillaient dans les mines ou à la construction de voies de communication c’est la dékoulakisation qui toucha environ 2 millions de personnes. Une police politique Tcheka entre 1917 et 1922, Guépéou et OGPU jusqu’en 1934, NKVD jusqu’enl 946, MVD jusqu’en 1954 ontrôle la population, surveille les comportements contre-révolutionnaires et notamment hostiles à la collectivisation. A partir de 1 935, Staline mène une vague d’épuration au sein du parti communiste connue sous le nom de procès de Moscou » qui dure jusqu’en 1938. Elle touche de vieux responsables du parti communiste, compagnons de Lénine, des savants et des militaires, accusés de trahison ou de complot. Nombreux sont les condamnés à mort, toute opposition au sein ou à l’extérieur du parti est éliminée. Le culte de la personnalité Merci ? notre cher Staline pour notre enfance heureuse » ? Longue vie à Staline grand architecte du communlsme » Affiche soviétique, 1950. Moscou. En 1929 parait la Ligne Générale. Entre 1930 et 1932 il voyage aux États-Unis et en Europe. Il est décoré de l’ordre de Lénine en 1939. La ligne générale – extrait 1 la vie dans les campagnes russes avant la collectivisation 1 -Décrivez les conditions de vie des paysans russes habitat, équipement, animaux 2 – Quelle ambiance se dégage ? Quel est le rôle de la musique ? 3 — A quelle scène assiste t-on entre les deux frères ? 4 – Quelle période agricole est évoquée ? 5 – De quoi manquent les paysans ? — A qui Marfa va t-elle demander de raide et comment ce personnage est-il représenté ? – Quel est le message principal délivré par cet extrait ? La ligne générale – extrait 2 Le Kolkhoze 1 —Marfa a-telle obtenu ce qu’elle désirait ? 2 —Décrivez le tragique de la situation 3- Que propose Marfa ? 4 -Quelle est la réaction des paysans ? 5 —Qui sont les autres personnages qui tentent de convaincre la population? 6 -Comment s’appelle le kolkhoze finalement crée ? La ligne générale – extrait 3 L’écrémeuse La ligne générale – extrait Quel autre domaine que l’agriculture est célébré ? — Quelle atmosphère la musique parvient-elle à créer ? – Comment la réussite du modèle soviétique s’exprime t-elle ? Bibliographie – Sitographle un petit guide du CNDP http//www2. cndp. fr/TlCE/teledoc/mire/teledoc_lignegenerale. pdf Samuel LACHIZE, critique de cinéma à L’humanité », analyse le film La ligne générale’ http//www. ina. fr/art-et-culture/cinema/video/CAF97063467/film -la-ligne-generale-deisenstein. fr. html Trace Le régime stalinien repose aussi sur une intense propagande centrée sur la personne de Staline à laquelle sont attribuées toutes les qualités c’est le culte e la personnalité. Tous les moyens sont utilisés, radio, journaux, écoles, artistes, pour donner Fimage de la supériorité du socialisme sur tout autre système. Au cinéma, Eisenstein tente dans ses films de faire approuver au spectateur le régime communiste Octobre, La ligne générale, Le cuirassé Potemkine. La jeunesse aussi est embrigadée dans des organisations, les pionniers 9-15 ans et les komsomols jusqu’à 28 ans où on inculque la morale communiste. Il — Le régime nazi A— La mise en place d’une dictature La mise en place du régime République de Weimar Adolf Hitler 0 0
Recensé Kirill Postoutenko dir., Totalitarian Communication. Hierarchies, Codes and Messages, Bielefeld, Transcript, 2010, 316 pages. La querelle, datant de la Guerre Froide, entre les partisans de l’école totalitaire et les révisionnistes a longtemps influencé non seulement la vision de l’URSS, mais aussi le choix des objets d’étude. Si les premiers, qui devinrent les maîtres de la Kremlinologie [1], s’intéressèrent à la propagande, les seconds investirent le champ de l’histoire sociale, de l’histoire de la vie quotidienne et mirent en valeur le rôle de la société et des individus dans l’évolution du régime. Ce sont les révisionnistes qui révolutionnèrent notre compréhension des processus de communication en URSS, en montrant comment les lettres des citoyens ordinaires participaient à la politique. Les lettres étaient un moyen de pratiquer une double surveillance elles permettaient au peuple d’exercer une forme de contrôle encadré sur les bureaucrates, et au régime de disposer d’informations sur ce que pensaient les citoyens. Grâce à la correspondance, les individus pouvaient présenter une plainte, une revendication ou encore accuser, de manière intéressée, un voisin d’ actions hostiles au régime » afin, par exemple, de récupérer une pièce supplémentaire dans l’appartement communautaire [2]. Les investigations portant sur les journaux intimes ouvrirent de nouveau horizons épistémologiques, donnant naissance à l’histoire de la subjectivité [3]. Grâce aux nouvelles approches, les derniers travaux sur les médias ne se contentèrent pas d’examiner la propagande à travers la presse, la radio et la télévision, mais prêtèrent une attention particulière à sa perception dans la société [4]. Cette querelle ancienne semble désormais dépassée. Pourtant, nombreux sont encore ceux qui ne savent quels termes employer pour distinguer de façon explicite les pays comme l’URSS et l’Allemagne nazie, et les démocraties libérales [5]. Kirill Postoutenko appose, lui, l’adjectif totalitaire » sur la couverture de cet ouvrage composé de dix études de cas, présentés par des sociologues, des politistes, des philologues et des historiens, lors d’un colloque organisé à l’Université de Konstanz en Allemagne en 2009. Le livre traite de la communication comprise essentiellement dans le sens du discours politique et de la propagande. Son ambition n’est pas de se focaliser sur les divergences entre pays, mais de présenter des cas de communication totalitaire dans les pays démocratiques pendant des périodes spécifiques la France de Vichy et sous de Gaulle, les États-Unis et la Grande-Bretagne de l’entre-deux-guerres et dans les jeunes démocraties » la Kirghizie postsoviétique. La communication totalitaire est donc interprétée non pas comme un attribut des régimes totalitaires », mais comme un type spécifique de communication ancré dans l’organisation politique de la société. Le fondement théorique de l’ouvrage se résume à l’idée que la communication est une fonction de la vie sociale n’ayant pas d’identité propre et dont l’objectif principal est de servir les membres de la société. Plusieurs contributions de l’ouvrage sont influencées par les théories fonctionnalistes du sociologue allemand Niklas Luhmann dont les œuvres sont beaucoup mieux connues en Allemagne qu’en France où l’on s’est toujours plus intéressé aux travaux de Jürgen Habermas, auteur de la théorie de l’agir communicationnel, aux antipodes de la pensée de Luhmann. Ce dernier refuse le concept d’action individuelle au profit du rôle des institutions qui organisent l’ordre social. Qu’est-ce qu’une telle approche peut apporter à notre compréhension des processus de communication dans des régimes politiques différents ? Communication et culte des dirigeants Cette approche fonctionnaliste permet d’abord d’interroger le rôle de la communication dans la construction des cultes de dirigeants. Kirill Postoutenko se livre à une analyse grammaticale des discours de Staline, Hitler et Roosevelt, et des matériaux de la presse évoquant les dirigeants. Il arrive à la conclusion que la présence de Staline dans ses propres discours est plus discrète que la présence de Hitler ou de Roosevelt dans leurs discours. Deux régimes s’étant livrés au culte de la personnalité ont créé deux types distincts de référence des leaders à eux-mêmes égocentrique chez Hitler, dépersonnalisé » chez Staline. Si Staline fait peu référence à lui, son culte est construit par son entourage. En revanche, Hitler participe lui-même à la construction de son culte. Nanni Baltzer explore la construction du culte de Mussolini dans la communication par image et par éclairage des bâtiments publics à Milan à l’occasion des festivités du 28 octobre 1933. La lumière faisait partie intégrante des événements de propagande dans l’Allemagne nazie et dans l’Italie fasciste. Baltzer examine un cas unique de communication sous le fascisme mêlant les registres du religieux et du politique le portrait photographique géant de Mussolini fut accroché sur l’endroit hautement symbolique de la façade de la cathédrale de Milan. La stratégie de Mussolini était de sacraliser le fascisme. En intégrant des éléments religieux à sa propagande, le fascisme s’est appuyé sur des actes et des images à forte charge positive ancrés dans la mémoire collective. La photographie monumentale devait servir à créer une figure cultuelle la taille démesurée du portrait suggérait la nature supra humaine et la grandeur du leader. Une communication totalitaire… dans la sphère publique ? Certaines contributions reprennent le débat sur l’existence d’un espace public dans l’URSS stalinienne ou l’Allemagne nazie [6]. Pour le politiste Jean K. Chalaby, auteur du texte sur la communication publique dans les régimes totalitaires, autoritaires et étatistes » la France gaulliste où l’État reste un acteur important dans la sphère publique et continue à exercer un contrôle sur les communications publiques, il n’y a pas à proprement parler de sphère publique dans les régimes totalitaire et autoritaire, car le premier cherche à changer la manière dont les gens réfléchissent, tandis que, pour le second, l’essentiel est de maintenir le statu quo, réduire les individus au silence. Ceux-ci lisent la presse entre les lignes et pratiquent l’escapisme. Lorenz Erren répond de façon affirmative à la question de l’existence d’une sphère publique dans les régimes totalitaires dans son article sur le gouvernement de Staline et sur ses pratiques de communication. Il affirme que l’habilité politique de Staline consista à créer un nouveau type de sphère publique obščestvennost’ en russe, lui permettant non seulement de contrôler, modifier, détruire et reconstruire les relations sociales, mais aussi de prévenir tout risque d’opposition sociale. Lorenz Erren cherche à montrer le côté performatif de ces réunions en parlant des déclarations qui décrivent une action en même qu’elles ont valeur d’action. Les réunions étaient la scène sur laquelle on apprenait à parler bolchevik et à agir à la Soviétique. Ainsi, la production des sujets staliniens résultait de procédures de communication. C’est également la sphère publique qui assurait le contrôle mutuel horizontal [7]. Une culture médiatique ? Lorenz Erren analyse l’obščestvennost’ comme une forme de communication entre individus physiquement présents, ce qui permet de dresser des parallèles avec la communauté villageoise ou la sphère publique urbaine pré-moderne dans laquelle il n’y avait pas, dit-il, d’objets médiateurs, de supports de communication. Il insiste ainsi sur la différence avec la sphère publique médiatisée des démocraties libérales qui recourent, elles, à des méthodes de distanciation et de dépersonnalisation. Dmitri Zakharine, Jurij Murašov et Irina Wolf insistent, quant à eux, sur l’importance des médias dans les processus de communication totalitaire. Le paradoxe vient du contraste entre la pauvreté informative des communications dans les États totalitaires » et le développement disproportionnel des technologies médiatiques qui servaient à transmettre ce maigre contenu. D’après Jurij Murašov, le retard de la culture de l’écrit en Russie donna une impulsion supplémentaire aux nouveaux médias qui formaient le système culturel soviétique. En même temps, dans la culture soviétique de la fin des années 1920 et du début des années 1930, la littérature était au fondement d’un nouveau mode de communication paradoxalement orienté vers l’oralité. Pour cette raison, la radio devint le médium principal de la production littéraire et de sa réception. L’intérêt soviétique pour les technologies médiatiques est confirmé par l’étude de Dmitri Zakharine qui montre comment les médias électro-acoustiques furent utilisés pour reconfigurer le paysage sonore traditionnel russe. L’objectif de la propagande qui passait par le son était de démystifier les sons des cloches de l’Église orthodoxe et, à l’inverse, de spiritualiser les sons industriels. Certains États postsoviétiques souffrent encore de la pauvreté des médias en information. Irina Wolf montre comment la dépendance des journaux privés » vis-à-vis de l’État kirghize influe sur le ton et le contenu des publications au sujet de l’organisation islamiste radicale Hizb ut-Tahrir al-Islami. En comparant les articles de la presse kirghize, britannique et allemande du début des années 2000, elle conclut que la façon dont on y évoque l’organisation islamiste ne dépend pas du statut qu’elle possède dans ces trois pays, légal en Grande-Bretagne ou illégal en Allemagne et en Kirghizie, mais plutôt de l’indépendance des médias vis-à-vis des autorités. Technique d’ingénierie sociale La propagande est une stratégie communicative et une technique d’ingénierie sociale, dans la mesure où elle cherche à construire et à assigner des identités. Alexander Hanisch-Wolfram compare les discours du chancelier autrichien Engelbert Dollfuß à Vienne en 1933 et ceux du maréchal Pétain en 1941, afin de comprendre les procédés de construction des identités collectives autrichienne et française. La mythification de certaines notions servait à minimiser la variété des significations, à figer le sens et ainsi à renforcer le pouvoir. Selon lui, plus l’identité collective était complexe, plus nombreux étaient les aspects de la vie touchés par la propagande et plus celle-ci peut être qualifiée de totalitaire. John Richardson retrouve la propagande totalitaire dans le journal britannique Reality des années 1930. Dans le contexte politique et culturel spécifique de l’époque, le fascisme italien était présenté sous un jour favorable dans les pages de ce journal qui cherchait à préserver la pureté » de l’identité britannique et à la protéger de l’influence étrangère », c’est-à-dire juive. À son tour, Werner Binder étudie l’impact, sur l’imaginaire social, des communications à propos de l’usage de la torture dans les sociétés pré-modernes, totalitaires et démocratiques. Si les autorités soviétiques utilisaient la torture contre leur propre population, aux États-Unis, la torture était essentiellement appliquée aux non-Américains. La torture et la communication sur celle-ci construisent ainsi une hiérarchie qui permet de séparer les bons citoyens des éléments hostiles. Si les capacités de la communication politique à produire un culte des dirigeants, des hiérarchies et des identités collectives ne font pas de doute, le livre ne tranche pas la question suivante dans quelle mesure la communication est-elle capable de déstabiliser l’ordre politique et social ? En effet, dans l’ouvrage, la communication est présentée comme un processus unilatéral faisant abstraction de la réception par les individus. Tous les apports de l’histoire sociale, y compris de l’histoire de la subjectivité, sont ainsi ignorés. La distinction établie entre leaders et sujets fige les sociétés examinées. Pourtant, prendre en compte les réactions individuelles à la communication politique et examiner la communication à plusieurs niveaux, y compris du bas vers le haut les lettres au pouvoir » ou au niveau informel, permettrait de pousser encore plus loin les comparaisons et de nuancer ce tableau des hiérarchies, codes et messages », les trois thèmes qui structurent le livre. Il reste à espérer que le projet se poursuivra en accordant une attention aux niches semi-publiques de communication dans lesquelles des messages codés » permettaient à la communication de se libérer de la contrainte du rituel et du contrôle.
Asie • Juin 2018Les États totalitaires dans l'entre-deux-guerresmaîtriser les différents langages 45 min20 pointsIntérêt du sujet • L'entre-deux-guerres est marqué par l'apparition d'un nouveau type de régime. Leurs dirigeants contrôlent tous les pouvoirs. Ils s'immiscent dans la vie privée de la population.▶ 1. En vous appuyant sur un exemple étudié en classe, rédigez un développement construit d'une vingtaine de lignes décrivant un État totalitaire dans l'Europe de l'entre-deux-guerres. 14 points▶ 2. Sur la frise chronologique ci-dessous, vous placerez aux dates qui conviennent les quatre repères historiques proposés, en représentant différemment les périodes et les événements. 6 pointsla Première Guerre mondiale ;la Seconde Guerre mondiale ;la révolution russe ;l'arrivée au pouvoir d' clés du sujetAnalyser le sujet de développement construit ▶ 1Le sujet consiste à expliquer le fonctionnement d'un régime autoritaire contrôlant toute la faut mettre en relation la notion de totalitarisme » avec les moyens dont dispose le régime pour imposer sa ses idéesSelon l'exemple étudié en classe, tu peux traiter de l'Italie fasciste, de l'Allemagne nazie ou de l'URSS de Staline. attention !Le corrigé est établi sur l'exemple de l'URSS et sert de modèle. Si tu as étudié un autre pays, l'organisation de ton développement peut rester la même.▶ 1. • La Première Guerre mondiale ébranle le régime tsariste. L'année 1917 est marquée par des révolutions qui permettent aux bolchéviques de Lénine de prendre le pouvoir. En 1924, Staline s'impose à la tête de l'URSS. Comment en fait-il un régime totalitaire ?Dans le cadre d'une dictature du prolétariat, le parti communiste contrôle tous les pouvoirs politiques. Il est la seule organisation politique autorisée. Staline en est le chef suprême, bénéficiaire d'un véritable culte de la personnalité ». Placée sous le contrôle de l'État, l'économie est planifiée de façon impérative. L'égalité de tous devant les moyens de production est décrétée. Les symboles du régime sont l'étoile et le drapeau rouge. Sur celui-ci figurent un marteau symbole de la classe ouvrière et une faucille symbole de la paysannerie.info +Le rouge est le symbole du sang versé par les ouvriers pendant leurs luttes sociales. Tous les pays communistes l' entreprises sont nationalisées et les terres collectivisées. L'industrialisation est mise en œuvre dans le cadre de plans quinquennaux. Les populations bénéficient d'ambitieux programmes sociaux santé et éducation gratuites, moyens de transport bon marché. Par la propagande, l'école, le contrôle des médias et les organisations de jeunesse, le régime endoctrine les populations. Contre les opposants bourgeois, koulaks, minorités ethniques ou religieuses, la police politique NKVD fait régner la terreur et instaure des camps de travail Goulag.De 1924 à 1939, l'URSS de Staline est devenue un État totalitaire le régime contrôle la totalité des activités et des personnes dans tous les domaines de la vie publique et privée.▶ 2.
22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 1647 En correction du devoir sur le chapitre concernant l'URSS de Staline voici les documents et surtout un exemple de paragraphe d'une vingtaine de lignes pour répondre au sujet de type brevet. L'URSS de Staline, un régime totalitaire Après 1924, Joseph Staline, secrétaire du parti communiste soviétique, écarte ses rivaux dont Trotsky et prend tout le pouvoir. Il transforme alors et jusqu'à sa mort en 1953, l'URSS en une dictature totalitaire. Pour contrôler la société et soumettre les Soviétiques, Staline se sert de la propagande. L'opinion publique est surveillée, la presse est censurée. Un culte de la personnalité est rendu à Staline qui devient le Petit Père des peuples ». Les artistes doivent célébrer le chef et lui rendre hommage. Les enfants apprennent des poèmes à sa gloire. La jeunesse est d'ailleurs embrigadée, par exemple dans les Komsomols. Le contrôle est aussi total sur l'économie. La collectivisation des terres doit permettre de construire une industrie puissante. Les plans quinquennaux servent à obtenir des ouvriers une production augmentée. Des héros leur sont donnés en modèle comme Stakhanov. Pour briser les volontés d'opposition, Staline s'appuie sur la police politique NKVD qui peut arrêter et envoyer n'importe quel citoyen au goulag des camps souvent à l'Est, en Sibérie où des millions de Soviétiques travaillent. De cette manière Staline contrôle tous les aspects de la vie des Soviétiques; l'URSS est donc bien devenue une dictature totalitaire.
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